GEX, DEX et couverture des market makers sur le SPX
Le market maker est une partie neutre : comment il se couvre, pourquoi ce hedge crée supports, résistances et breakouts — illustré avec nos briefs matinaux, heatmaps et flux structure SPX / ES / MES.
Référence francophone · ton desk, accessible aux débutants · exemples sessions juin–juillet 2026
En 30 secondes
Les market makers sont des parties neutres : ils ne parient pas sur la direction. Ils fournissent la liquidité, gagnent sur le spread, puis couvrent en futures ES / MES — c'est ce flux qui influence le SPX intraday.
GEX (gamma exposure) — la couverture freine les mouvements (long gamma) ou les accélère (short gamma).
DEX — exposition directionnelle structurelle du book (à croiser avec le GEX).
Put / call walls — zones magnétiques de support et résistance sur la chaîne SPX.
Ce guide relie la théorie à cinq sessions réelles (juin–juillet 2026) avec heatmaps et leçons desk.
Glossaire rapide
Market maker (dealer)
Partie neutre : fournit la liquidité (bid-ask), n'a pas de vue directionnelle, et se couvre en delta via ES/MES (parfois panier ou SPY) pour isoler son P&L du spot.
GEX (gamma exposure)
Où le gamma du book options se concentre — pin (frein) ou amplificateur.
DEX
Delta Exposure — exposition directionnelle structurelle du book (OI × Δ).
Strikes à fort OI : en long gamma, hedges dealers = support (put) / résistance (call) — magnets intraday, surtout près du spot.
Chapitre 1
Le market maker, partie neutre — et pourquoi il se couvre
Pour lire le GEX, il faut d'abord comprendre le rôle du market maker (dealer) : c'est une partie neutre. Il ne cherche pas à parier sur la hausse ou la baisse du SPX. Son métier est d'isoler ses profits des fluctuations du sous-jacent et de les tirer de l'activité de liquidité — surtout l'écart bid-ask — pas d'une « vue de marché ».
En une phrase : le dealer ne gagne pas parce que le marché monte ou baisse — il gagne parce qu'il facilite les échanges, puis annule le risque directionnel par couverture.
Pas de vue directionnelle
Contrairement à un investisseur qui achète un call parce qu'il anticipe une hausse, le teneur de marché n'a pas d'opinion à porter. Son P&L cible vient de la fourniture de liquidité. Dès qu'une position options lui donne une exposition directionnelle, il la traite comme un risque à neutraliser — pas comme un pari à tenir.
Contrepartie pour fournir la liquidité
Pour qu'un marché fonctionne, quelqu'un doit être prêt à acheter quand vous vendez, et inversement. Le dealer joue ce rôle de contrepartie. Le plus souvent, quand les clients achètent puts ou calls (protection, spéculation, income), il est du côté vendeur. Plus le desk en vend, plus son book grossit — et plus son exposition au spot augmente.
Rappel — risque options : quand vous achetez une option, vous payez une prime et votre perte est limitée à ce montant. Quand vous vendez une option nue (sans couverture), vous encaissez la prime mais assumez un risque potentiellement très élevé — théoriquement illimité sur un call nu si l'indice part fortement à la hausse. C'est exactement ce risque que le dealer refuse de porter « nu » : d'où le hedge immédiat.
La couverture : rester neutre après le trade
Quand vous achetez une option SPX, le dealer prend l'autre côté. Son book accumule du delta — une sensibilité directionnelle au spot. Pour rester neutre, il delta-hedge : il achète ou vend des futures (ou équivalent) dans le sens qui annule ce delta. Le tableau ci-dessous résume les quatre cas : chaque trade client a un miroir dealer, puis un hedge futures opposé au delta du book.
Delta client vs delta dealer — le miroir
Hypothèse : le dealer est la contrepartie et reste delta-neutre via ES / MES.
La mécanique se résume à trois étapes : la position du client fixe le delta du dealer (miroir), le spot déplace ce delta au fil de l'eau (gamma), et le dealer rajuste sa couverture futures pour rester neutre à chaque décalage. Sous long gamma, ces ajustements vont souvent à contre-courant du move immédiat (vendre si le spot monte, acheter s'il baisse) — d'où l'effet de frein / pin. Sous short gamma, c'est l'inverse : le hedge amplifie. Les chapitres GEX développent ces deux régimes.
Exemple chiffré (illustration) : un client achète 100 calls SPX, delta 0,50 chacun. Le dealer prend l'autre côté — il est vendeur, donc short 50 deltas SPX (100 × 0,50).
Attention aux multiplicateurs : un point de SPX sur l'option vaut environ 100 $ par unité de delta, contre 50 $ par point sur un ES (et 5 $ sur un MES). Pour neutraliser 50 deltas SPX, le dealer achète donc environ 100 ES (50 × 100 / 50), soit ~1 000 MES (1 ES = 10 MES).
Le spot monte de 5 points (un strike SPX). Le call, plus proche de la monnaie, voit son delta passer de 0,50 à 0,75 (c'est le gamma — ici ~0,05 par point × 5 pts). Le dealer est maintenant short 75 deltas SPX (100 × 0,75) au lieu de 50 — un écart de 25 deltas SPX à combler, soit environ 50 ES (~500 MES). Il achète ces futures supplémentaires pour revenir neutre. C'est ce type d'ajustement, répété à chaque move sur des milliers de contrats, qui compose le flux GEX que le chapitre suivant cartographie.
En pratique, trois véhicules dominent pour ce hedge — selon la taille du desk, la vitesse d'exécution et l'écart SPX / ES (le future cote en général quelques dizaines de points au-dessus de l'indice) :
Futures ES / MES — le plus courant pour l'intraday et le flux 0DTE : exécution rapide, forte liquidité, alignement direct avec ce que trade le desk prop / ES.
Panier d'actions (constituants du S&P 500 pondérés) — utilisé par les gros desks pour coller au SPX cash, ajuster finement le hedge ou quand l'écart SPX / ES est important. Ce sont des ordres groupés sur le panier d'actions du S&P 500, pas un seul titre.
SPY (ETF) — parfois pour des tailles plus petites ou des ajustements tactiques ; corrélé au SPX mais pas identique (frais, création/rachat, micro-écart).
Le SPX est un indice cash-settled : on ne peut pas « acheter le SPX » en une ligne. D'où futures ou panier. Pour le trader ES/MES, la lecture GEX reste valide : la pression de couverture se manifeste surtout via les futures ; même quand une partie du hedge passe par le panier d'actions, les deux marchés restent alignés — dès qu'un écart apparaît, des arbitragistes le réduisent.
Quand le spot bouge, le delta de chaque option change — c'est le gamma. Le dealer rééquilibre en continu (futures et/ou panier). Ce flux de couverture pousse le prix de l'index et, par corrélation quasi directe, des ES/MES — c'est la mécanique que le GEX cartographie.
Les Grecs — le tableau de bord de la neutralité
Pour tenir cette neutralité, le desk surveille les Grecs : delta (sensibilité au spot), gamma (vitesse à laquelle le delta change), puis vega, theta, rho selon le book. Le guide MVGF se concentre sur ce qui mène le flux intraday ES/MES : le GEX cartographie le gamma (où le hedge freine ou accélère), le DEX cartographie le delta structurel (où le book tire globalement).
Pour un débutant : le dealer est un équilibriste neutre. Il ne « veut » ni le haut ni le bas : il veut rester à l'équilibre après chaque trade. Le GEX dit s'il freine les mouvements (long gamma) ou s'il les accélère (short gamma). Le DEX dit s'il doit globalement acheter ou vendre du future pour rester couvert.
Chapitre 2
GEX — gamma exposure et régimes de marché
Le GEX (gamma exposure) agrège, strike par strike, la convexité du book options. En pratique : où la couverture des market makers va freiner ou accélérer le SPX. Ce n'est pas un signal d'achat/vente automatique, mais une carte de régime (pin vs amplificateur) avant d'engager ES/MES.
Niveaux GEX — put wall, call wall, zero gamma
Trois niveaux opérationnels découlent de cette carte. Tout trader ES/MES devrait les connaître :
Put wall — zone de support gamma (souvent un plancher magnétique)
Call wall — zone de résistance gamma (plafond)
Zero gamma (ZG) — pivot entre régime pin et amplificateur
On lit aussi les clusters de GEX+/GEX− autour du spot. Le brief publie ces niveaux en SPX puis les traduit en ES/MES : vous pouvez les tracer comme horizontales sur votre graphique (TradingView, plateforme broker, etc.) pour suivre contacts, rejets et breaks.
Pourquoi une forte concentration d'OI crée une résistance
Un call wall n'est pas une ligne magique sur un graphique : c'est un strike où l'intérêt ouvert (OI) est massif, et où les dealers — pour rester neutres — génèrent une pression vendeuse automatique dès que le spot s'en approche. Le phénomène repose sur le régime de gamma positif.
Quand de nombreux investisseurs vendent des calls pour générer du revenu (covered calls, short calls 0DTE, etc.), les teneurs de marché se retrouvent acheteurs de ces options — donc en général long gamma sur ce flux. Dans ce régime, leurs hedges se déplacent à l'inverse du sous-jacent.
Mécanisme — « vendre dans la hausse »
Le SPX monte et se rapproche d'un strike call à fort OI (ex. call wall).
Le delta des calls détenus par le dealer augmente (gamma) — sa position options devient plus « longue » directionnellement.
Pour rester delta-neutre, il doit compenser : il vend des ES / MES (ou équivalent).
Si la concentration d'OI est énorme, cette pression vendeuse algorithmique agit comme un plafond : le dealer fournit de la liquidité en vendant massivement alors que le prix tente de monter.
Même logique en miroir à la baisse : le delta des options long gamma diminue, le dealer rachète du future — d'où un plancher près d'un put wall. Hausse freinée, baisse soutenue : les flux dealers amortissent la volatilité autour de ces concentrations d'OI. C'est le pin / mean-reversion du desk.
L'impact est maximal quand le spot est proche du strike : c'est là que le gamma est le plus élevé, donc que les rééquilibrages sont les plus rapides et les plus gros. Un strike lointain avec beaucoup d'OI pèse moins tant que le prix n'y arrive pas ; un mur ATM ou juste au-dessus du spot devient une force réelle sur ES/MES.
En résumé : la concentration d'OI transforme un simple strike en pression physique. Les dealers, obligés de rester neutres, vendent systématiquement à l'approche des call walls populaires — ce qui rend un dépassement soudain plus difficile (sauf break net, flux adverse ou bascule short gamma).
Long gamma — pin et mean-reversion
Flux typique : les clients vendent de la volatilité (couverture, income) → le dealer est long options, donc long gamma sur ce flux. Le schéma ci-dessous généralise la mécanique call wall / put wall à tout le book.
Schéma pédagogique — un trade isolé ne définit pas le régime ; le GEX matinal résume le book complet.
Régime : long gamma (GEX +) · DEX long
↑ spot : MM vendent ES/MES → pression baissière (résistance)
↓ spot : MM achètent ES/MES → pression haussière (support)
Lecture : pin / mean-reversion favorisés
Imaginez — PPI plus doux que prévu, marché en mode « vente de vol »
Mardi matin. Le SPX est à 7 535. La veille, un PPI core en dessous des attentes a calmé la pression hawkish sur la Fed. Le VIX recule. Les fonds ne cherchent plus à se protéger agressivement : ils vendent des puts et des calls (straddles, covered calls, short puts 0DTE) pour encaisser la prime.
Sur la chaîne SPXW, les dealers achètent cette volatilité — ils deviennent long puts et long calls sur ces strikes (ex. puts 7 500, calls 7 550). Le book agrégé bascule en gamma net positif (GEX +). Le spot est au-dessus du zero gamma (~7 447 sur notre session du 30/06).
10h15 ET : une headline géopolitique fait chuter le SPX de 7 535 → 7 518 (−17 pts) en quelques minutes.
Les puts vendus par les clients gagnent du delta négatif ; les calls vendus perdent du delta positif — le dealer long gamma doit acheter des MES pour rester delta-neutre.
Ces achats de couverture créent une pression haussière sur le future : le flush s'essouffle souvent avant le put wall (7 500 / 7 400 selon la structure du jour).
Lecture desk : mean-reversion — on ne chase pas le flush, on regarde si le put wall tient (rejet, absorption flux) avant un long limité. C'est le scénario type du 30 juin 2026 (pin, MAE 4,25 pts).
Exemple récent — 10 juillet 2026 : GEX net +2,31T et DEX net +5,04M, spot au-dessus du zero gamma (7 535). La carte intraday montre le spot (trait blanc) épouser les murs 7 550 et 7 575 — illustration directe du pin long gamma avec bias haussier. Voir la session complète →
Short gamma — breakout amplifié
Flux typique : les clients achètent protection ou spéculation → le dealer est short options, donc short gamma sur ce flux.
Schéma pédagogique — un trade isolé ne définit pas le régime ; le GEX matinal résume le book complet.
Régime : short gamma (GEX −)
↑ spot : MM achètent ES/MES → momentum haussier amplifié
↓ spot : MM vendent ES/MES → momentum baissier amplifié
Lecture : breaks et trends — R/R structurel plus exigeant
Imaginez — CPI core hot, ruée vers les puts ATM et OTM
8h30 ET, jour de CPI. Le SPX pré-market est à 7 520. Le consensus attend +0,3 % core ; le print sort à +0,5 % — surprise hawkish. En quelques minutes, les asset managers achètent massivement des puts 0DTE et 1DTE :
ATM put 7 520 (delta ~−0,50)
OTM −30 pts : puts 7 490
OTM −50 pts : puts 7 470 (tail hedge)
Les market makers vendent ces puts — ils deviennent short gamma sur ces strikes. L'OI se concentre sous le spot ; le GEX net du book peut basculer négatif (comme le 26 juin 2026 : GEX net −1,42T, mur négatif @ 7 330).
Ensuite, le SPX commence à baisser : 7 520 → 7 495 → 7 480.
Chaque point de baisse augmente le delta négatif des puts que le dealer a vendus. Pour hedger, il doit vendre des ES/MES (réduire sa position longue en delta).
Ces ventes de couverture ajoutent une pression baissière sur l'index — le move s'auto-alimente : c'est l'amplificateur short gamma.
Si le spot est aussi sous le zero gamma, l'effet est encore plus net (cf. 7 juillet 2026 : spot sous ZG 7 571, 3 breaks au put wall 7 500).
Lecture desk : un long « fade » du flush est dangereux — il faut voir le put wall tenir avec rejet flux (absorption) avant de contre-trend. Sinon, on laisse le momentum casser le mur et on reste flat ou on suit le break avec stop serré.
Chiffres ordre de grandeur (illustration) : 10 000 puts 7 490 achetés en 15 min → le dealer short ~10 000 contrats équivalent delta en face ; une baisse de 20 pts sur le SPX peut forcer des milliers de contrats MES vendus au fil de l'eau — d'où les flush de −40/−60 pts en régime GEX−.
Synthèse — concepts clés et lecture desk
Concept
Définition
Impact SPX / ES
Stratégie desk
GEX (gamma exposure)
Convexité agrégée du book options par strike
Freine (long gamma) ou amplifie (short gamma) les mouvements
Pin / mean-reversion vs breaks directionnels
DEX (delta exposure)
Exposition delta structurelle (OI × Δ)
Biais haussier ou baissier du book à couvrir
Croiser avec GEX et flux avant d'engager
Put wall
Zone de support gamma concentrée
Plancher magnétique — contacts et rejets fréquents
Long limité si rejet flux ; prudence si break
Call wall
Strike à fort OI calls — en long gamma, dealers vendent ES/MES à l'approche
Plafond magnétique — amortit la volatilité près du spot
Ne pas chase au mur sans confirmation
Zero gamma (ZG)
Pivot entre régime pin et amplificateur
Au-dessus = pin ; en dessous = amplificateur local
Toujours lire spot vs ZG, pas seulement le signe du GEX net
Piège fréquent : un GEX net positif ne garantit pas le pin si le spot est sous le zero gamma. Voir l'exemple du 7 juillet 2026 ci-dessous — GEX+ mais régime amplificateur local.
Chapitre 3
DEX — delta exposure et couverture structurelle
Le DEX (Delta Exposure) mesure l'exposition delta agrégée du book (open interest × delta par strike). Là où le GEX décrit la réactivité du hedge (gamma), le DEX décrit le biais directionnel structurel du book.
Exemple concret (session 30/06/2026) : DEX net long de 7,2M contrats dans la fenêtre ±75 pts autour du spot. Le strike 7500 concentre +1,19M de DEX — les dealers ont structurellement plus de delta long à couvrir à ce niveau.
Lecture desk : quand GEX+ et DEX+ sont alignés, les replis vers un put wall coïncident souvent avec des achats de couverture (support). Quand GEX− et DEX+ divergent (26/06), le desk exige plus de confirmation avant un long automatique.
Chapitre 4
5 sessions réelles — de la théorie au flux
Chaque carte ci-dessous est tirée d'un brief matinal MVGF publié et de nos heatmaps GEX/DEX. La session du 10 juillet 2026 illustre en direct le couplage GEX+ / DEX+ (carte structure intraday + jalons horaires). Les autres sessions couvrent les régimes dual, short gamma et pin serré.
Pin · bias haussier
GEX+ et DEX+ alignés — le spot épouse les murs gamma
Spot matinal 7 547,64 · Au-dessus ZG (pin / stabilisant) · GEX net +2,31T · DEX net +5,04M
Carte structure intraday (DEX + GEX par strike, buckets 5 min) — Trait blanc = spot SPX (buckets 5 min) · bleu = GEX/DEX positifs · bandes marquées aux strikes 7 550 et 7 575.
09h30Open ~7 553 au call wall 7 550 — contacts immédiats sur le mur gamma dominant.
10h55Rejet au support ~7 540 (cluster 7 525–7 545) : la couverture long gamma ralentit le flush.
11h45Break haussier du call wall 7 550 — le spot repart vers le cluster résistance 7 575.
16h00Clôture ~7 577 — +30 pts net sur la séance, range ~75 pts (pin avec extension haussière).
Niveaux clés
Put wall (support) :7 500
Zero gamma :7 535
Call wall :7 550
Cluster résistance GEX+ :7575–7620
→Configuration « textbook » : GEX net positif ET DEX net positif — dealers long gamma avec book long delta.
→Open RTH ~7 553 au call wall 7 550 : le spot démarre déjà sur un mur gamma magnétique.
→Flush matin vers ~7 535 (proche ZG et cluster support 7 525–7 545) : en long gamma, la couverture acheteuse freine la baisse.
→35 événements structure en RTH — contacts répétés 7 550 / 7 555 / 7 560, puis extension vers le cluster 7 575.
→Séance : range ~75 pts, move net +30 pts — mouvement directionnel modéré, typique d'un pin avec bias haussier.
Leçon desk : Quand GEX+ et DEX+ sont alignés au-dessus du zero gamma, les replis vers les clusters support tendent à être absorbés et le spot gravitise vers les murs call / résistance supérieurs. La carte intraday (trait blanc) montre le spot « coller » aux bandes bleues 7 550 et 7 575.
Strike 7 550 = pic GEX (+306B) et DEX (+535k) · rejet 7 540 à 10h55 · break call wall 7 550 à 11h45
→Spot +1,2 % au-dessus du zero gamma — régime pin haussier.
→Dealers long gamma : en baisse ils achètent ES/MES (support), en hausse ils vendent (frein).
→Structure RTH : 27 contacts « neutres » sur 32 près des niveaux — journée collée au range.
→Simulation at_open LONG : +58 pts pour seulement 4,25 pts de drawdown max.
Leçon desk : Quand le spot est au-dessus du ZG avec GEX net positif, les mouvements ont tendance à revenir vers le milieu du range. Les murs 7400/7550 agissent comme bornes magnétiques.
Range GEX 7400–7550 · DEX long 7,2M local · strike 7500 = +1,19M DEX
GEX par strike — Put wall 7 400 (support), call wall 7 550 (résistance), zero gamma 7 447 — spot au-dessus du ZG, régime pin.DEX par strike — DEX long concentré autour de 7 500 (+1,19M) — replis vers le put wall souvent absorbés par la couverture.
Amplificateur local
Régime dual — GEX+ mais spot sous le zero gamma
Spot matinal 7 529 · Sous ZG (amplificateur) · GEX net +369B (positif)
Niveaux clés
Put wall :7 500
Cluster résistance :7530–7600
Zero gamma :7 571
→GEX net positif MAIS spot −0,55 % sous le ZG → amplificateur local malgré book stabilisant.
→Plan desk FLAT — range session 58 pts, move net −27,75 pts.
→Leçon desk : ne pas confondre « GEX net + » et « spot au-dessus du ZG ».
Leçon desk : Le signe du GEX net et la position du spot par rapport au zero gamma sont deux lectures distinctes. Ici, le spot sous ZG favorise les breaks directionnels même avec GEX net positif.
DEX long 2,8M · cluster 7530–7600 = plafond structurel
GEX par strike — Put wall 7 500 testé 12 fois (8 contacts, 3 breaks) — spot sous zero gamma 7 571 malgré GEX net positif.DEX par strike — DEX long 2,8M — cluster résistance 7 530–7 600 au-dessus du spot, plafond structurel.
→GEX net négatif : dealers short gamma — ils achètent quand le spot monte, vendent quand il baisse (amplificateur).
→Tension pédagogique : DEX net positif (bias haussier implicite) vs GEX− (amplificateur baissier).
→Plan SHORT limite GEX : +47 pts simulés, range session 99,5 pts.
→Ratio GEX call/put 0,27 — book très orienté puts.
Leçon desk : En short gamma, les breaks de niveaux tendent à s'accélérer. Le desk exige un R/R structurel plus élevé et une confirmation flux avant d'engager un long.
GEX par strike (brief MVGF 2026-07-06)DEX par strike (brief MVGF 2026-07-06)
Recevoir la carte GEX / DEX chaque matin
Les quatre sessions ci-dessus proviennent du brief MVGF publié vers 8h45 ET : mêmes heatmaps, niveaux traduits ES / MES, macro, flux et plan prop firm.
Le GEX matinal pose la carte. Le flux RTVolume (structure events) raconte ce qui s'est réellement passé aux niveaux : contacts, rejets, breaks.
7 juillet 2026 — put wall 7500 : 12 événements structure en session RTH (8 contacts, 3 breaks, 1 rejet). Le spot, sous le zero gamma à 7571, a testé et parfois cassé le support gamma. Le plan desk était FLAT — range 58 pts, move net −27,75 pts.
30 juin 2026 — journée pin : 27 contacts « neutres » sur 32 près des niveaux GEX. Le marché est resté collé au range 7400–7550. Simulation at_open LONG : +58 pts pour 4,25 pts de drawdown max.
Le desk ne trade pas le GEX seul : il croise structure matinale, flux, macro et discipline de risque. C'est exactement ce que le brief MVGF automatise chaque matin vers 8h45 ET.
Chapitre 6
SPX → ES → MES — passer de la théorie à l'exécution
Le GEX est calculé sur les options SPX / SPXW (settlement cash). La couverture dealer passe le plus souvent par les futures ES et MES, mais les gros market makers hedgent aussi parfois via un panier des constituants du S&P 500 (program trade pondéré) ou des parts SPY, selon la taille du book et l'écart SPX / ES du moment.
Pourquoi le brief MVGF raisonne surtout en ES/MES ? Parce que c'est l'instrument d'exécution du desk prop et du day trader index : les niveaux SPX se traduisent en prix MES avec l'écart SPX → ES (en 2026, le future cote typiquement +50 à +65 pts au-dessus de l'indice — le brief l'affiche chaque matin). La pression gamma se voit en premier sur le future ; le panier cash et le future restent très corrélés.
Exemple : put wall SPX 7500 le 07/07 → entrée MES équivalente affichée dans le brief avec un écart de +58,7 pts. Le trader prop firm ne tape pas le SPX : il exécute le MES aux niveaux traduits.
Pourquoi dit-on que le market maker est une « partie neutre » ?
Parce qu'il n'a pas de vue directionnelle : son métier est de fournir la liquidité (bid-ask) et d'isoler son P&L des mouvements du spot. Quand un client achète une option, le dealer prend l'autre côté, puis delta-hedge (souvent via ES/MES) pour rester neutre. Il gagne sur l'activité de marché, pas parce que l'indice monte ou baisse.
Qu'est-ce que le GEX (gamma exposure) ?
Le GEX mesure où la couverture gamma des market makers se concentre sur la chaîne d'options SPX. Il indique les zones de pin (mean-reversion) ou d'amplification des mouvements, via les murs call/put et le zero gamma.
Quels niveaux GEX suivre au quotidien ?
Les principaux sont le put wall (support gamma), le call wall (résistance gamma) et le zero gamma (pivot pin vs amplificateur). On lit aussi les clusters de GEX+/GEX− autour du spot. Ces niveaux se traduisent ensuite en prix ES/MES via l'écart SPX → futures.
Pourquoi un call wall agit-il comme résistance ?
Parce qu'une forte concentration d'OI (souvent des clients vendeurs de calls) place les dealers long gamma sur ce strike. Quand le spot monte vers le mur, le delta des calls dealer augmente : pour rester neutre, ils vendent des ES/MES. Cette pression vendeuse automatique freine la hausse. En baisse, le miroir (rachats) crée un plancher près du put wall. L'effet est maximal quand le spot est proche du strike — là où le gamma est le plus élevé.
Comment reporter les niveaux GEX sur mon graphique ?
Le brief MVGF publie put wall, call wall et zero gamma en SPX, puis les traduit en ES/MES. Tracez-les en horizontales sur votre plateforme (TradingView, broker, etc.) et suivez contacts, rejets et breaks. La plateforme affiche le prix ; la carte GEX vient du book options du matin.
Qu'est-ce que le DEX (Delta Exposure) ?
Le DEX agrège l'exposition delta structurelle du book options (OI × delta). Il décrit si les dealers doivent globalement acheter ou vendre des futures ES/MES pour rester couverts, indépendamment du gamma instantané.
Comment les market makers couvrent-ils le SPX ?
Les dealers achètent ou vendent des futures ES/MES (ou équivalent) pour neutraliser le delta de leur book options. Quand le spot bouge, le delta change (gamma) : ils rééquilibrent en continu. C'est ce flux de couverture qui influence le prix intraday.
Long gamma vs short gamma : quelle différence pour le trader ?
Long gamma (GEX net positif, spot au-dessus du ZG) : les dealers freinent les mouvements → pin, mean-reversion. Short gamma (GEX net négatif ou spot sous ZG) : les dealers amplifient les mouvements → breaks plus violents, momentum.
Le GEX suffit-il pour trader le MES ?
Non. Le GEX décrit la mécanique de hedging, pas la direction garantie. Il se combine avec la volatilité (HAR/VIX), le macro, le flux RTVolume et la discipline de risque. MVGF croise ces couches dans le brief matinal.
SPX, ES et MES : même lecture GEX ?
La structure GEX est calculée sur le SPX (options). La couverture se fait via ES/MES : les niveaux SPX se traduisent en prix futures avec l'écart SPX → ES (le future cote typiquement +50 à +65 pts au-dessus de l'indice). Le brief MVGF affiche les deux.
Recevez la carte GEX/DEX chaque matin
Brief SPX / ES / MES ~8h45 ET : GEX, DEX, flux, macro, plan prop firm — la même donnée qui alimente ce guide, livrée avant l'open.